L'appui par l'Assemblée Générale des Nations Unies le 27 mars 2014 de la résolution «l'Intégrité territoriale de l'Ukraine» a révélé le soutien irréfutable mondial de l'Ukraine dans les conditions d'une agression armée de la part de la Fédération de Russie et de l'annexion d'une partie de territoire du pays: 100 pays ont voté pour la résolution, 47 pays sont devenus comme les co-auteurs. Selon la déclaration du MAE de l'Ukraine du 28.03.2014, «...certains états ont subi des pressions de la part de la Russie et voter à l'Assemblée Générale de l'ONU, contrairement à la Charte des Nations Unies et des normes fondamentaux et des principes du droit international. La position de certains parmi eux ne donne pas pour l'Ukraine d'autre choix que de prendre des mesures concrètes, qui seraient des conséquences indésirables pour les relations bilatérales, y compris au sein des organisations internationales».
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Soixante huitième session Point 33 b) de l’ordre dum jour Prévention des conflits armés : renforcement du rôlede la médiation dans le règlement pacifique des différendset la prévention et le règlement des conflitsAllemagne, Canada, Costa Rica, Lituanie, Pologne et Ukraine :projet de résolution |
Intégrité territoriale de l’Ukraine
L’Assemblée générale,
Réaffirmant l’importance primordiale de la Charte des Nations Unies pour la promotion du respect de la légalité parmi les nations,
Rappelant l’obligation qu’ont tous les États, aux termes de l’Article 2 de la Charte, de s’abstenir, dans leurs relations internationales, de recourir à la menace ou à l’emploi de la force contre l’intégrité territoriale ou l’indépendance politique de tout État et de régler leurs différends internationaux par des moyens pacifiques,
Rappelant également sa résolution 2625 (XXV) du 24 octobre 1970, par laquelle elle a approuvé la Déclaration relative aux principes du droit international touchant les relations amicales et la coopération entre les États conformément à la Charte des Nations Unies, et réaffirmant que le territoire d’un État ne saurait faire l’objet d’une acquisition par un autre État à la suite du recours à la menace ou à l’emploi de la force, et que toute action visant à rompre partiellement ou totalement l’unité nationale, l’intégrité territoriale ou l’indépendance politique d’un État ou d’un pays est incompatible avec les buts et principes de la Charte,
Rappelant en outre l’Acte final de la Conférence sur la sécurité et la coopération en Europe, signé à Helsinki le 1er août 1975, le Mémorandum du 5 décembre 1994 concernant les garanties de sécurité liées à l’adhésion de l’Ukraine au Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires (Mémorandum de Budapest), le Traité d’amitié, de coopération et de partenariat, signé entre la Fédération de Russie et l’Ukraine, du 31 mai 1997, et la Déclaration d’Alma-Ata, du 21 décembre 1991,
Soulignant qu’il importe d’entretenir en Ukraine un dialogue politique sans exclusive qui soit l’expression de la société ukrainienne dans sa diversité et garantisse la représentation de toutes les parties du pays,
Se félicitant des efforts incessants que déploient le Secrétaire général, l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe et d’autres organisations internationales et régionales pour désamorcer la situation en Ukraine,
Notant que le référendum qui s’est tenu dans la République autonome de Crimée et la ville de Sébastopol le 16 mars 2014 n’était pas autorisé par l’Ukraine,
1. Affirme son attachement à la souveraineté, à l’indépendance politique, à l’unité et à l’intégrité territoriale de l’Ukraine à l’intérieur de ses frontières internationalement reconnues;
2. Demande à tous les États de mettre fin et renoncer à toute action visant à rompre partiellement ou totalement l’unité nationale et l’intégrité territoriale de l’Ukraine, y compris de s’abstenir de recourir à la menace, à l’emploi de la force ou à d’autres moyens illégaux pour modifier les frontières du pays;
3. Exhorte toutes les parties à chercher immédiatement à régler, par des moyens pacifiques, la situation en Ukraine, notamment par un dialogue politique direct, à faire preuve de retenue, à s’abstenir de tout acte unilatéral et de tout discours incendiaire susceptibles d’accroître les tensions et à participer pleinement aux efforts internationaux de médiation;
4. Se félicite des mesures prises par l’Organisation des Nations Unies, l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe et d’autres organisations internationales et régionales pour aider l’Ukraine à protéger les droits de toutes les personnes présentes sur son sol, y compris celles appartenant à des minorités;
5. Souligne que le référendum organisé dans la République autonome de Crimée et la ville de Sébastopol le 16 mars 2014 n’a aucune validité et ne saurait donc servir de fondement à une quelconque modification du statut de la République autonome et de Sébastopol;
6. Demande à tous les États, organisations internationales et institutions spécialisées de ne reconnaître aucune modification du statut de la République autonome de Crimée et de la ville de Sébastopol résultant de ce référendum et de s’abstenir de tout acte ou contact susceptible d’être interprété comme valant reconnaissance de ce statut tel que modifié.